Nemours et le journal de la princesse (écrit d’appropriation)

Monsieur de Nemours errait dans le grenier de son manoir. Mars venait de commencer et le printemps pointait le bout de son nez, la neige auparavant blanche et épaisse avait laissé place depuis quelques semaines à une épaisse verdure. La vue du soleil insupportait le Duc. Et seules les ténèbres du grenier le réconfortaient et lui permettaient de cacher sa peine immense au reste du monde. Il se confondait avec les recoins sombres de sa bâtisse. Aujourd’hui, s’il eût été plus chanceux, cela aurait été la cinquantième année qu’il aurait passée aux côtés de sa bien-aimée. Il fouillait dans les combles de sa demeure dans l’espoir de retrouver des fragments de son passé et de son bonheur perdu. Il demanda à ce que l’on alluma un feu dans l’âtre de sa chambre, pour instaurer une atmosphère accueillante pour sa lecture. En effet Monsieur de Nemours cherchait des lettres qu’il avait reçu il a fort longtemps, de la main de la femme pour qui il avait succombé. Il chercha tout l’après-midi durant en vain, car les quelques missives qu’il trouva étaient rongées par le temps, et décomposées par l’humidité. C’est par un curieux hasard qu’il manqua de trébucher sur une bâche, recouvrant une vieille malle en bois massif de chêne, recouverte de poussière. La serrure de la mâle était infestée par la rouille et il peina a l’ouvrir. Il manqua de s’écrouler de stupeur quand le contenu du coffre s’offrit a sa vue. Il découvrit alors un linge sale, recouvert de tâches mais portant néanmoins des initiales brodés d’un fil d’or. Intrigué par cette découverte, il s’empressa de ramener son butin dans sa chambre. Quand il passa le pas de la porte de ses quartiers, un feu ardent habitait la cheminée. Il se hâta de retirer ses souliers, passa rapidement sa robe de chambre, et s’installa confortablement dans son fauteuil situé auprès du feu . Il réalisa alors qu’il tenait entre ses mains les pensées les plus intimes d’un étranger. Le journal s’intitulait « la monotonie de la passion » . Il s’empressa de l’ouvrir et s’est alors que s’en échappa quelques clichés de couleur. Il manqua de s’étouffer sous le coup de la surprise quelle diablerie des gens enferment sur du papier, une imagine figée de deux jeunes gens souriant.Ce n’était pourtant pas de la peinture, mais un fragment de secondes capturées sur du papier. Totalement pris d’angoisse, il pensa a une malédiction qui s’abattait sur lui pour avoir ouvert ce journal. Après presque une heure de réflexion, il se rendit compte que le rationnel ne le menait nulle part et qu’à son âge et sans amour il n’avait rien à perdre. Il entreprit sa lecture :

« Le 28 Mars 1935

Nos yeux se rencontrèrent et je sus. »

Frappé par la puissance de ces quelques mots, l’image fulgurante de la princesse lui revint en mémoire.Leur première rencontre se rejoua dans sa mémoire, chaque détail lui revint aussi exact qu’à la fin de la réception. 

06 avril 1935

« notre amour est impossible. Cette douleur me lacère les poumons à chaque respiration et mon cœur se serre un peu plus à chaque battement. J’ai tenté de la séduire sans résultats mais je sens pourtant son envie de répondre a mon amour malheureusement les scrupules qu’elle à d’être infidèle à son mari l’en empêche. Je sais que si les codes n’existaient pas son amour la pousserai à s’enfuir avec moi et ainsi de trouver le bonheur que son imbécile de mari est incapable de lui apporter. Ma seule préoccupation est de la rendre heureuse et de ne jamais voir de larmes poindre aux coins de ses yeux. »

Les mots de ce journal faisaient écho aux sentiments ressentis a l’égard de la princesse tout l’amour qu’il avait alors éprouvé. Ce sentiment de manque lui revient aussi violemment qu’un coup de fouet à l’en faire tomber de son fauteuil. Les flammes dans l’âtre lui paraissaient bien douces comparées à ce feu de douleur qui le consumait tout entier. L’idée de rejoindre les braises lui traversa l’esprit mais la curiosité de finir cet ouvrage était trop prenante. Il redonna donc toute son attention au journal qu’il avait laissé tombé.

 Juin 1935

« Elle est enfin mienne ! Elle m’a enfin avoué son amour et a décidé de s’enfuir avec moi afin que nous vivions une idylle. J’ai envoyé son infâme mari en voyage d’affaires nous donc l’opportunité de partir sans encombre sur la cote d’azur. »

S’identifiant au narrateur, il s’immagina marchant main dans la main marchant sur le sable fin, les pieds dans l’eau .Une larme de joie lui echappa et c’est alors que le souvenir de sa princesse bien aimée lui essuya avec un mouchoir brodé de ses initials et avec la plus grande des douceurs cette larme de bonheur qui symbolise leur amour. Continuer de lire était devenu un besoin primaire.

Avril 1947

« et c’est alors qu’aujourd’hui est notre dernier jour dans ce bas monde. La monotonie et cette lassitude a dévoré l’amour. C’est alors qu’une partie de nous est déjà morte. Cette nouvelle douleure est alors devenu notre quotidien. Aucun mot ne peut décrire ce ressenti, ce maletre, cette peine cette lassitude d’un etre autrefois cheri.Cette personne pour qui j’aurais tout donné et qui aujourd’hui m’insupporte et m’ennui. Cette passion dévorante a fini par nous dépasser »

Tout le monde merveilleux qu’il avait figuré dans son esprit tout ces souvenirs remémorés furent balayés. Alors il décidat comme eux qu’aujourd’hui serait son dernier jour. D’un pas décidés il se dirigea dans l’atre manuscrit dans la main et …

Dans son lit il se réveilla alors avec le mouchoir de son amour perdu sur le cœur et la main brûlée.

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